Le terme « MVP » signifie Most Valuable Player, littéralement le joueur le plus précieux pour sa ligue durant une période donnée. En NBA, il s’agit du trophée attribué à l’issue de la saison régulière chaque année. Mais derrière cette définition simple se cachent beaucoup d’attentes, de débats, des analyses statistiques et des histoires très personnelles. Pour les fans de NBA, le MVP désigne le meilleur joueur de l'année sur tous les points : style de jeu, attaque, défense, statistiques, etc. Tandis que pour les joueurs, ce titre peut marquer une carrière et entrer dans la légende.
Découvrez comment se passe le processus de vote et le palmarès de ce trophée depuis 1955, avec des statistiques précises des plus grandes légendes détenteurs du titre de MVP.
Comprendre le MVP en NBA
Le MVP est un trophée décerné chaque année à la suite d’un vote organisé. Les votants sont composés d’un panel de journalistes et d’analystes spécialisés. Ces derniers sont répartis aux États-Unis et à l’international. Le trophée officiel a changé de nom et de forme au fil des décennies.
Récemment, la NBA a rebaptisé la récompense Michael Jordan Trophy pour rendre hommage à l’un des plus grands ambassadeurs de la discipline qui a gagné de nombreuses fois ce titre. Cependant, le système et tous les débats qui l’entourent sont restés structurellement proches de ce qu’ils ont toujours été, depuis des décennies.
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Le processus de voteLe vote se déroule, traditionnellement, à la fin de la saison régulière. Chaque votant soumet un top-5 de la première place à la cinquième, et un barème de points comme suit :
Le barème a varié au fil du temps, mais celui-ci permet de départager les candidats. L’arbitre ultime est le nombre total de points, et non une simple majorité de premières places. Il est arrivé une seule fois dans l'histoire de la NBA qu'un vote soit unanime, désignant alors l'« unanimous MPV », un titre remporté par Stephen Curry en 2016 lorsqu'il était meneur des Golden State Warriors de San Francisco. Les statistiques prennent en comptent plusieurs critères et chiffres dont le nombre de points marqués, de prises de rebonds, de passes des données d'efficacité comme le PER (Player Efficiency Rating), les win shares ou le box plus/minus. Il ne faut pas non plus oublier le bilan de l’équipe, le leadership du joueur et sa capacité à gagner des « big games ». |
Tous ces critères multiplient les débats sur : « Doit-on élire celui qui marque le plus, celui qui transforme une équipe faible en prétendante au titre, ou celui qui combine les statistiques et les victoires ? » La bonne réponse varie selon les saisons et les votants.
Le palmarès complet (1955-1956 à 2024-2025)
Voici la liste des joueurs titrés MPV depuis 1955 :
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Saison |
Joueur (équipe) |
Poste principal |
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1955–56 |
Bob Pettit (Atlanta Hawks) |
Ailier fort |
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1956–57 |
Bob Cousy (Boston Celtics) |
Meneur |
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1957–58 |
Bill Russell (Boston Celtics) |
Pivot |
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1958–59 |
Bob Pettit (Atlanta Hawks) |
Ailier fort |
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1959–60 |
Wilt Chamberlain |
Pivot |
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1960–61 |
Bill Russell (Boston Celtics) |
Pivot |
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1961–62 |
Bill Russell (Boston Celtics) |
Pivot |
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1962–63 |
Bill Russell (Boston Celtics) |
Pivot |
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1963–64 |
Oscar Robertson (Sacramento Kings) |
Meneur |
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1964–65 |
Bill Russell (Boston Celtics) |
Pivot |
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1965–66 |
Wilt Chamberlain (Philadelphia 76ers) |
Pivot |
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1966–67 |
Wilt Chamberlain (Philadelphia 76ers) |
Pivot |
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1967–68 |
Wilt Chamberlain (Philadelphia 76ers) |
Pivot |
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1968–69 |
Wes Unseld (Baltimore Bullets) |
Pivot |
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1969–70 |
Willis Reed (New York Knicks) |
Pivot |
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1970–71 |
Kareem Abdul-Jabbar (Milwaukee Bucks) |
Pivot |
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1971–72 |
Kareem Abdul-Jabbar (Milwaukee Bucks) |
Pivot |
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1972–73 |
Dave Cowens (Boston Celtics) |
Pivot/Intérieur |
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1973–74 |
Kareem Abdul-Jabbar (Milwaukee Bucks) |
Pivot |
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1974–75 |
Bob McAdoo (Buffalo Braves) |
Ailier fort/Center |
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1975–76 |
Kareem Abdul-Jabbar (Los Angeles Lakers) |
Pivot |
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1976–77 |
Kareem Abdul-Jabbar (Los Angeles Lakers) |
Pivot |
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1977–78 |
Bill Walton (Portland Trail Blazers) |
Pivot |
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1978–79 |
Moses Malone (Houston Rockets) |
Pivot |
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1979–80 |
Kareem Abdul-Jabbar (Los Angeles Lakers) |
Pivot |
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1980–81 |
Julius Erving (Philadelphia 76ers) |
Ailier |
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1981–82 |
Moses Malone (Houston Rockets) |
Pivot |
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1982–83 |
Moses Malone (Philadelphia 76ers) |
Pivot |
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1983–84 |
Larry Bird (Boston Celtics) |
Ailier |
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1984–85 |
Larry Bird (Boston Celtics) |
Ailier |
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1985–86 |
Larry Bird (Boston Celtics) |
Ailier |
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1986–87 |
Magic Johnson (Los Angeles Lakers) |
Meneur |
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1987–88 |
Michael Jordan (Chicago Bulls) |
Arrière |
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1988–89 |
Magic Johnson (Los Angeles Lakers) |
Meneur |
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1989–90 |
Magic Johnson (Los Angeles Lakers) |
Meneur |
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1990–91 |
Michael Jordan (Chicago Bulls) |
Arrière |
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1991–92 |
Michael Jordan (Chicago Bulls) |
Arrière |
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1992–93 |
Charles Barkley (Phoenix Suns) |
Ailier fort |
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1993–94 |
Hakeem Olajuwon (Houston Rockets) |
Pivot |
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1994–95 |
David Robinson (San Antonio Spurs) |
Pivot |
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1995–96 |
Michael Jordan (Chicago Bulls) |
Arrière |
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1996–97 |
Karl Malone (Utah Jazz) |
Ailier fort |
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1997–98 |
Michael Jordan (Chicago Bulls) |
Arrière |
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1998–99 |
Karl Malone (Utah Jazz) |
Ailier fort |
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1999–00 |
Shaquille O’Neal (Los Angeles Lakers) |
Pivot |
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2000–01 |
Allen Iverson (Philadelphia 76ers) |
Meneur/Arrière |
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2001–02 |
Tim Duncan (San Antonio Spurs) |
Ailier fort/Center |
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2002–03 |
Tim Duncan (San Antonio Spurs) |
Ailier fort/Center |
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2003–04 |
Kevin Garnett (Minnesota Timberwolves) |
Ailier fort |
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2004–05 |
Steve Nash (Phoenix Suns) |
Meneur |
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2005–06 |
Steve Nash (Phoenix Suns) |
Meneur |
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2006–07 |
Dirk Nowitzki (Dallas Mavericks) |
Ailier fort |
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2007–08 |
Kobe Bryant (Los Angeles Lakers) |
Arrière |
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2008–09 |
LeBron James (Cleveland Cavaliers) |
Ailier |
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2009–10 |
LeBron James (Cleveland Cavaliers) |
Ailier |
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2010–11 |
Derrick Rose (Chicago Bulls) |
Meneur |
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2011–12 |
LeBron James (Miami Heat) |
Ailier |
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2012–13 |
LeBron James (Miami Heat) |
Ailier |
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2013–14 |
Kevin Durant (Oklahoma City Thunder) |
Ailier |
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2014–15 |
Stephen Curry (Golden State Warriors) |
Meneur |
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2015–16 |
Stephen Curry (Golden State Warriors) |
Meneur |
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2016–17 |
Russell Westbrook (Oklahoma City Thunder) |
Meneur |
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2017–18 |
James Harden (Houston Rockets) |
Meneur/Arrière |
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2018–19 |
Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks) |
Ailier fort |
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2019–20 |
Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks) |
Ailier fort |
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2020–21 |
Nikola Jokić (Denver Nuggets) |
Pivot |
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2021–22 |
Nikola Jokić (Denver Nuggets) |
Pivot |
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2022–23 |
Joel Embiid (Philadelphia 76ers) |
Pivot |
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2023–24 |
Nikola Jokić (Denver Nuggets) |
Pivot |
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2024–25 |
Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder) |
Meneur |
Analyse du palmarès : grandes tendances et périodes marquantes
Le palmarès des MVP au fil des ans raconte l'histoire de la NBA : l’évolution du jeu, des rôles et des styles.
1950-1960 : La NBA était dominée par des pivots et des intérieurs tels que Bill Russell, Wilt Chamberlain et Bob Pettit. D’ailleurs, ces derniers incarnent une époque où la défense était très importante, que ce soit par les prises rebonds ou par la protection de la zone. Le poids des intérieurs s’explique par le style de jeu de l’époque qui était plus centré sur le jeu intérieur et moins sur le tir à distance. Et pour les victoires individuelles, les critères étaient centrés sur la capacité à contrôler le jeu dans la raquette.
1970-1980 : Cette période témoigne la montée d’ailiers complets et de meneurs influents. Parmi eux, on compte Kareem Abdul-Jabbar qui s'est imposé par sa longévité et son skyhook, tandis que Larry Bird et Magic Johnson, ses contemporains des années 1980, réinventent la relation entre la création collective et l’exploit individuel. Ces deux joueurs sont le symbole de la réforme du basket. Le jeu devient plus fluide, les systèmes sont plus complexes, et le playmaking devient plus important. Le duo Bird-Magic marque également le retour de la NBA dans une ère médiatique avancée, faisant la renommée de la NBA à travers le monde et nourrissant la légende du MVP.
1990-2000 : C’est la période qui montre clairement l’émergence d’extérieurs dominants qui sont Michael Jordan, Kobe Bryant ou encore LeBron James... des noms légendaires. Ils ont bâti leurs carrières sur le scoring, qui devient alors un argument central, mais où le MVP n’est jamais uniquement statistique. Par exemple, Jordan ou LeBron incarnent la capacité à transformer un effectif, à décider de matchs clefs et à se faire un nom sur la scène internationale.
2010-2020 : 2010 voit l’essor des arrières et des ailiers polyvalents, puis des meneurs-scoreurs modernes. Parmi eux, on compte les fameux Stephen Curry et Russell Westbrook. La révolution du tir à trois points et des statistiques avancées modifie la manière d’évaluer l’impact. La valeur d’un tir ouvert à 3 points se mesure désormais en « expected value », et les analytics viennent épauler le jugement humain.
La décennie en cours : C’est la période de la modernisation avec l’émergence d’un MVP « moderne » incarné par un pivot atypique, Nikola Jokić. Celui-ci remporte des trophées grâce à un profil hors norme pour un pivot : passeur d’exception. Il configure l’attaque depuis le poste bas, et présente une polyvalence rare. Ses victoires à plusieurs reprises prouvent que le MVP ne se limite plus aux scoreurs visibles, car d’autres critères sont désormais pris en compte : la qualité du jeu collectif, l’intelligence de lecture et la capacité à influencer le rythme.
La saison passée, la NBA a sacré Shai Gilgeous-Alexander MVP 2024-25. Cela traduit un intérêt encore plus fort pour l'intelligence de jeu, d'où la reconnaissance des meneurs leaders qui combinent scoring d’élite et management du collectif dans des équipes en progrès rapide.
Zoom sur les portraits des MVP qui ont marqué l’histoire
Kareem Abdul-Jabbar : le recordman au skyhook
Kareem Abdul-Jabbar est l’exemple le plus parlant de longévité et de domination. Son record de six trophées MVP est la preuve d’une très belle carrière : Il a su être le meilleur dès ses débuts et jusqu'à la fin de sa carrière. Kareem impose son skyhook comme une arme immuable. Il est difficile à contrer, extrêmement efficace, et il a pu continuer à produire des chiffres élites même avec moins de vitesse et de puissance.
Au-delà du geste, Abdul-Jabbar a su évoluer dans la ligue, s’adapter aux changements tactiques tout en restant décisif. Sa domination a aussi coïncidé avec la domination des équipes dans lesquelles il a joué en championnat, à savoir les Bucks puis les Lakers.
Michael Jordan : l’icône
Michael Jordan n’est pas seulement un multiple MVP, il représente également un tournant médiatique et culturel pour la NBA. Avec cinq trophées MVP et, surtout, six titres NBA, Jordan a incarné à la perfection l’idée que l'on se fait du meilleur joueur, capable d’élever son niveau de jeu dans les moments décisifs. Sur le plan statistique, il a affiché des saisons de scoring exceptionnelles.
Jordan a montré comment le MVP, très souvent jugé pour une saison entière, peut se coupler à un récit héroïque dans les playoffs. Le constat est clair, Jordan a fait basculer la manière dont la performance individuelle est considérée dans la culture du basketball. Son influence va bien au-delà des statistiques, il a changé l’idée même du joueur complet et dominant, et beaucoup se comparent encore à lui aujourd’hui.
Bill Russell : le défenseur visionnaire
Bill Russell est peut-être le plus grand symbole du MVP hors scoring. Champion d’époque, il a remporté cinq trophées MVP à une période où la défense, la présence dans la zone, la prise de rebonds et l’intelligence collective faisaient la différence. Russell n’était pas un scoreur rayonnant, mais il a démontré la valeur de la protection du cercle, du timing défensif et du leadership au naturel. Il a collectionné plusieurs titres avec les Boston Celtics, et chaque trophée est le témoin d’un joueur qui a su créer un environnement gagnant autour de lui. Le titre de Russell rappelle que la valeur d’un joueur se mesure aussi au succès collectif qu’il engendre et grâce à sa victoire, tous ses coéquipiers ont eux aussi doublé de performance, l’impact est palpable.
LeBron James : le polyvalent
LeBron James est le MVP moderne par excellence. Il combine scoring, création, vision du jeu et longévité au niveau d’élite pendant vingt saisons consécutives. Son palmarès compte quatre trophées et reflète une réussite sur différentes étapes de carrière et dans différentes franchises. LeBron a renouvelé les standards, car il peut dominer à la fois physiquement et tactiquement, jouer plusieurs postes, et adapter son jeu aux besoins de son équipe.
Il a aussi été aussi capable de rester MVP sur une décennie et demie, ce qui prouve que le titre se nourrit aussi d’une constance exceptionnelle et d’un leadership visible. Au-delà des chiffres, LeBron a prouvé que la valeur se définit aussi par la capacité à élever ses coéquipiers, à porter un projet collectif et à rester compétitif, même si le corps, tout comme le jeu, change au fil du temps.
Nikola Jokić : le pivot passeur
Nikola Jokić a su donner une nouvelle image au poste de pivot et du MVP lui-même. Là où pendant longtemps le pivot s’est mesuré au scoring intérieur et au rebond, Jokić a remis la passe et la lecture du jeu au centre du débat. Il est un distributeur d’exception, un rebondeur fiable et un scoreur efficient. Ses titres successifs ont surpris ceux qui attendaient un profil plutôt athlétique, car le Serbe montre que l’intelligence offensive, la capacité à organiser le jeu depuis le poste bas et une vision de passe supérieure peuvent dominer la ligue.
Jokić a aussi bénéficié d’une équipe structurée autour de son talent, et ses titres interprètent une époque où les statistiques avancées donnent de la valeur à la contribution globale et la synergie. Il a reçu une triple couronne MVP qui le place déjà parmi les légendes.
Pourquoi d’excellents joueurs n’ont jamais été MVP : les « snubs »
Le palmarès du MVP montre des profils oubliés, alors qu’ils font partie des plus brillants de la NBA. Plusieurs facteurs expliquent pourquoi des joueurs géniaux (ou snubs) n’ont jamais décroché le trophée. D’abord, il se pourrait que l’équipe elle-même soit trop faible, ou que la concurrence soit trop dense, ou encore que la saison raccourcisse. Tout cela perturbe la perception, ou peut-être que c’est simplement le storytelling médiatique qui bénéficie aux favoris.
Parmi eux figurent Charles Barkley, Karl Malone et Allen Iverson. Tous ont fait des saisons de haut bol sans obtenir le titre. Autres éléments, certains joueurs excellent dans un domaine particulier du basket-ball, défense ou rebondeur par exemple. Mais ils ne marquent pas autant les esprits offensivement. Le MVP reste un trophée attaché à une icône offensive.
Enfin, des saisons de lockout ou des parcours individuels à coïncider avec des franchises en difficulté peuvent aussi priver des candidats légitimes d’une place au palmarès. Les débats alimentent la conversation, et c’est précisément ce qui rend le trophée vivant, car il n’est jamais acquis avant la dernière journée de votes.
Comment suivre la course au MVP aujourd’hui ?
Pour suivre la course au MVP en temps réel, il est important de savoir mélanger chiffres et observation. Pour ce faire, regardez d’abord le bilan de l’équipe en vous concentrant sur les victoires, puis la constance du joueur ou les matchs joués, ensuite, la performance au fil du calendrier, ses performances dans les « big games » et enfin les médias.
Les statistiques avancées comprennent les win shares, les BPM et les VORP et elles fournissent des angles d’analyse très riches. Elles permettent d’évaluer l’impact réel d’un joueur au-delà d’un simple total de points. Les followers attentifs scrutent aussi la santé, car le joueur doit avoir pu jouer 70+ matchs pour avoir un bon dossier. Quant à la personnalité du joueur, il faut voir la portée narrative dans les storylines personnelles, le retour d’une blessure ou la progression du jeune joueur.
Vous pouvez aussi vous référer aux plateformes spécialisées et les analystes qui agréent souvent leurs modèles pour produire des classements prévisionnels.
Pourquoi assister à un match en direct transforme la lecture du MVP
La meilleure alternative pour faciliter la lecture, c’est de voir une performance en direct. Vous pourrez ressentir l’énergie du stade, observer la relation du joueur avec son équipe et mesurer la place qu’il prend dans le match.
Les stats racontent les faits, le live en confirme d’autres. Vous en saurez plus sur ce que vous ne pouvez pas voir de loin comme le leadership, le contrôle des émotions, la capacité à influencer l’adversaire, les réactions des coéquipiers, etc. Ce sont des éléments qui influencent toujours le vote, consciemment ou non.
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